mercredi 29 février 2012

Les mains

L'idée de ce poème (cousu main) m'a été inspirée par la chanson homonyme de Charles Berling présentée au JT de France 2.


Aujourd'hui à la pâte je mets les mains
Débuter, c'est se faire la main
Avec ces attributs des humains,
Merveilleux outils que sont les mains


Les mains des petits enfants 
Trouvent toujours très rassurant
De se mettre un court instant
Dans les grandes de leurs parents

Les mains qui courent sur un clavier
Ecrivent, composent pour faire danser
Main gauche du musicien glissant sur la guitare
Main gauche du maladroit perçue comme une tare


Les mains calleuses du travailleur
Produisent des richesses
Les mains douces de masseur
Prodiguent des caresses


Les mains secourables du donateur
Délivrent des largesses
Dans les mains vides qui se tendent
Pour quêter une petite offrande.


Avoir les mains libres c'est exister
Les mains liées on est prisonnier.
Aider c'est donner un coup de main
C'est avoir le coeur sur la main

Un gant de velours cache une main de fer
Chez les personnes très autoritaires
Mais on peut applaudir des deux mains
Et à une fille demander sa main


Ces mains qui montrent et qui menacent
Se ferment et deviennent des poings
L'amitié ou autre chose se casse
Quand pour finir on en vient aux mains


Les mains parlent pour souligner
Des idées qu'on veut imposer.
Pour apaiser le malade agité
Sur son front elles sont apposées


Les mains des vieillards déformées par l'arthrose
Tremblent et laissent parfois échapper les choses.
Mains, j'admire en secret votre puissant pouvoir
Sauf quand vous vous agitez dans l'ultime au-revoir.

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