samedi 25 décembre 2010

Joyeux Noël

   Malgré la crise, je souhaite à tous mes lecteurs de passer un bon Noël et de bonnes fêtes de fin d'année.

   Ce matin je me suis promené avec mon appareil photo en pensant prendre des vues des décorations de Noël. J'en reviens très déçu : à l'entrée de la commune on trouve trois malheureux bonshommes de neige sur un traîneau posé sur l'étang (qui n'a même pas gelé) et des rideaux de lumière sensés représenter des fontaines scintillantes (?).
Voyez vous même :

   Heureusement que quelques habitants ont installés des décorations lumineuses chez eux car les vitrines des commerçants manquent singulièrement de gaieté, un sapin chez un boulanger et c'est à peu près tout ce que j'ai vu.



  (Notez que l'occupant de la maison du milieu n'a pas eu le temps de crépir son mur de clôture mais a trouvé celui d'installer des guirlandes électriques).

   Le clocher du village est éclairé mais j'ignore si c'est pour l'occasion.

   Balaruc les Bains n'est pas Lyon et la Fête des Lumières ne se fera pas encore cette année.
On s'en passera et vu le peu de personnes rencontrées dans les rues (une promeneuse de chiens et un joggeur matinal) il y a pas grand monde pour en profiter, alors vive l'éco-consommation.

mardi 21 décembre 2010

Le traîneau du Père Noël

     Cette année là, le Père Noël décida de laisser ses vieux rennes se reposer et de faire sa tournée avec un traîneau volant porté par le vent.
     Toute l'année il a travaillé à modifier son traîneau. Il a ajouté un mât et une voile, des ailes plus grandes, un klaxon qui joue "La Cucaracha" et a profité de chaque orage pour faire des essais.
     Au mois de décembre son nouveau traîneau lui sembla prêt. Après avoir lu toutes les lettres qu'il a reçu, il a commandé les jouets au magasin des Lutins et les a chargés sur son traîneau et sa remorque ainsi que dans sa hotte.
     Au début de la nuit, il a mis son manteau, ses bottes et son bonnet rouge (pas son beau nez rouge, ce n'est pas un clown) et s'est assis à l'arrière du traîneau en attendant l'heure de partir.
     Pas de chance cette nuit là, il n'y avait pas de vent ou trop peu pour faire avancer le traîneau qui était lourdement chargé. Le Père Noël était très en colère car il avait beaucoup de travail et ne pouvait pas partir. Il se demandait comment il allait livrer tous les jouets au pied de tous les sapins de tous les enfants qui lui avaient écrit.
     Vers minuit, alors qu'il allait partir avec sa motoneige, un vent chaud se mit à souffler et fit fondre la neige. Le traîneau volant ne pouvait plus avancer car il était bloqué par la boue, la motoneige ne pouvait plus servir non plus. Il pensa bien à téléphoner à plusieurs entreprises de transport par camion mais les chauffeurs étant tous partis réveillonner chez le Père Lustucru, personne n'a répondu. Comment allait-il faire pour distribuer ses cadeaux ? A pied, à vélo? Cela faisait beaucoup de kilomètres pour ses vieilles jambes !
     Soudain il eut une idée. Il prit son téléphone magique et appela les Lutins. Ceux-ci arrivèrent avec un gros ventilateur et l'attachèrent au mât derrière la voile. Aussitôt celle-ci se gonfla et emporta le traîneau volant dans le ciel. S'éclairant avec la Lune, se guidant en regardant les étoiles, il parvint tout de même à déposer ses cadeaux chez tous les enfants avant qu'il ne fasse jour et qu'ils se lèvent et à rentrer pour déjeuner avec la Mère Michel.
     Ne me demandez pas comment il a fait pour réussir, cette invraisemblable histoire n'est qu'un conte et si vous n'y croyez pas, allez voir au pied de votre sapin et de votre cheminée au lieu de lire mes galéjades, peut-être qu'il y a déposé le cadeau de vos rêves.

Petit Garçon de Graeme Allwright



Dans son manteau rouge et blanc
Sur un traîneau porté par le vent
Il descendra par la cheminée
Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher.
Tes yeux se voilent 
Ecoute les étoiles
Tout est calme, reposé, 
Entends-tu les clochettes tintinnabuler?
Et demain matin, petit garçon, 
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher.
Petit garçon au lit (27 KB)
Tes yeux se voilent 
Ecoute les étoiles
Tout est calme, reposé, 
Entends-tu les clochettes tintinnabuler?
Et demain matin, petit garçon, 
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher.
Tes yeux se voilent 
Ecoute les étoiles
Tout est calme, reposé, 
Entends-tu les clochettes tintinnabuler?
Et demain matin, petit garçon, 
Tu trouveras dans tes chaussons
Tous les jouets dont tu as rêvé
Maintenant, il est l'heure d'aller se coucher.
Partition du chant (79 KB)
d'après: Poésies, Comptines et Chansons pour Noël, folio benjamin. Gallimard Jeunesse.
Musique: Graeme Allwright Le jour de clarté (LP 1968/CD 1997)
Site officiel de Graeme Allwright: http://www.graemeallwright.com/

Conte de Noël

Le premier conte du Père Noël, d'après Clément Clarke Moore
(publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.)
et librement "copié-collé" depuis tout bon moteur de recherches




C'était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris!


Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver?


Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux.


Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d'hiver.


Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit!


Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j'écartais les volets, j'ouvrais grand la croisée.


La lune sous la neige brillait comme en plein jour.


Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tout petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu'en un instant je sus que c'était le Père Noël!


Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait, il criait:

"Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par delà les murs! Allez! Allez plus vite encore!"

Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets


Et, en un clin d'oeil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la cheminée.


Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.


Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.


Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et d'un simple clin d'oeil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas: c'était lui!


Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.


Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes


Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent:



"Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit"

**************** 

Il y a quatre âges dans la vie de l'homme : 
-celui où il croit au Père Noël ; 
- celui où il ne croit plus au Père Noël ; 
- celui où il est le Père Noël ; 
- celui où il ressemble au Père Noël. (Anonyme)

jeudi 16 décembre 2010

Vague à l'âme

Qu'est-ce qui m'arrive ce matin ?
Pourtant je m'étais levé de bonne heure
Rien ne manquait à mon bonheur
Le café, le soleil, Internet, le footing, la douche et les câlins.
Et tout d'un coup cela m'a pris,
Ça arrive comme çà la nostalgie,
Pas besoin d'une chanson entendue ou d'une lecture qu'on n'a pas finie
Pour que reviennent des souvenirs qu'on voudrait à jamais enfouis.
C'est terrible de penser à ce qu'on a vécu,
A toutes les occasions que l'on a perdu,
Les promesses qu'on n'a pas tenues,
Ce qu'on aurait fait si on avait su.

Je vais faire un tour, il faut sortir,
Faire quelque chose, agir pour réagir
Ce serait étonnant que je n'arrive pas à trouver
Le détail qui me mettra en joie pour la journée.
Rassurez-vous, en allant chercher le pain j'ai trouvé :
J'ai croisé un balayeur de rue qui râlait contre la saleté
Comme si nettoyer n'était pas son destin,
Papiers, feuilles, crottes de chien
C'est pas terrible comme quotidien
C'est bien pire que le mien
Alors je suis rentré et à mon bureau me suis assis.
Dès que ce poème fut écrit, mon blues était parti.

lundi 13 décembre 2010

Montagne de la Fage

Un week-end ensoleillé dans ce mois de décembre pluvio-neigeux, il ne faut pas hésiter à chausser ses godillots et partir faire une randonnée nature.
Après un départ au petit jour après avoir enlevé le givre du pare-brise, le sol était blanc de gelée à mon arrivée, l'air était frais, le ciel bleuté, peu de nuages, une bonne journée en perspective dans le piémont des Cévennes.  
Un café et c'est parti ! Un peu de glace sur la route à l'ombre et en bordure de rivière (un chasseur me dira en cours de route qu'il faisait -5° au petit matin) mais en marchant vite je  transpire déjà après 2 km.

L'appareil photo est dans le sac, je le sors lorsque je découvre une capitelle, ces abris bâtis en pierres sèches dont je vous ai déjà parlé, puis une grotte et le garde autour du cou jusqu'à mon point de retour.



Ma balade en forêt, sur de grandes pistes carrossables, enfin les carrosses actuels sont des camions de lutte contre les incendies de forêts ou des véhicules de chasseurs, se poursuit tantôt à l'ombre et au vent, tantôt au soleil entre les pins et les chênes, ceux d'ici pas les grands chênes de la forêt de Vincennes.










Au bout de deux heures de marche sur ces pistes en balcon, j'aperçois le centre du village de St Roman de Codières que j'atteindrai un heure plus tard.




Après les diverses couleurs des feuilles d'automne, je découvre des arbres qui ont eu du mal à gagner leur place au soleil ...


 ... des lianes pour Tarzan ...


... et d'étranges fleurs.


Le centre du village est minimum, l'ancien château reconverti en restaurant-chambre d'hôtes-mairie-salle communale avec four attenant, l'église et deux maisons dont certainement celle du forgeron ou d'un artiste sculpteur ...



... et la cabane au fond du jardin



Au retour je profite du paysage pour prendre des vues pour mon prochain fond d'écran et d'un double pont, vestige de l'ancienne près de la nouvelle route.





Je me suis régalé pendant cette balade de six heures, il était temps que j'arrive, il va encore faire  froid cette nuit dans les Cévennes.

lundi 6 décembre 2010

Le marin est rentré.

Je ne vous parlerai pas des navigateurs, qu'ils soient pêcheurs, plaisanciers ou coureurs du grand large, mais j'ai seulement cité une expression locale signifiant que le vent du Sud a soufflé fort sur les bords de la Méditerranée.

J'ai bravé la tempête (bon j'exagère exprès) pour aller faire quelques photos en bord de mer, à Sète, où le vent soufflait en rafales à plus de 75 Km/h et faisait quelques vagues (c'était çà ou rester devant la télé à regarder comment les français perdaient la coupe Davis).

Peu de promeneurs sur la promenade du Lido, le vent qui fait voler les écharpes a déchiré les drapeaux.

Les "ganivelles" ces piquets de bois attachés avec du fil de fer, remplissent bien leur fonction et arrêtent le sable pour consolider la dune. 


Les oiseaux cherchent leur nourriture sur le sable, dans l'écume de mer.

Les rouleaux ne sont pas terrible mais je n'avais pas le temps d'aller à Hawaï.
Sur la plage de la Corniche seulement une poignée de surfeurs et un amateur de Kite-Surf. 




Malheureusement la lumière n'était pas bonne et il y a peu de contraste entre le vert de gris de l'eau et le gris bleuté du ciel.






Du côté du théâtre de la Mer, çà tape un peu plus fort. Le brise-lame qui protège l'entrée du port à bien rempli son office.



 Et comme le soleil allait se coucher, nous sommes rentrés boire le thé.