dimanche 6 novembre 2011

Les dimanches

Qu'est-ce qu'on va faire aujourd'hui ?
Je me souviens de cette vieille chanson de Michel Sardou et je ne résiste pas au plaisir de vous la présenter :

LES DIMANCHES
Musique: Jacques Revaux, paroles: Michel Sardou - Pierre Delanoë

On dit: "Je t'aime",
Ou mieux: "Je t'aimerai longtemps",
Ou mieux encore: "Je t'aimerai toujours",
Ou, de mieux en mieux: "Je meurs d'amour".
On les respecte
Pour qu'elles ne soient pas effrayées.
On se casse la tête
A trouver des mots-clefs
Mais elles ne comprennent pas toujours
Et l'on s'endort tout seul avec...
Son dernier mot d'amour.

Qu'est ce qu'on s'emmerde le dimanche
Quand il s'agit pour nous de leur prouver
Qu'elles sont jolies qu'elles ont de la branche,
De douces mains, de petits pieds.
Qu'est-ce qu'on s'emmerde le dimanche,
Quand il s'agit de les ensorceler.

On s'habille comme des lords,
Super costumes et tout,
La panoplie du parfait gentilhomme,
On met le paquet on met la gomme.
Pour compléter le bluff,
Un carnet de chèque tout neuf.
On se casse la tête
A trouver des gadgets
Mais elles ne comprennent pas toujours
Et l'on dort tout seul avec...
Son dernier mot d'amour.

Qu'est-ce qu'on s'emmerde le dimanche
Quand il s'agit pour nous de persuader
Marie-Hélène ou Marie-Blanche
Qu'on va les prendre à la télé.
Qu'est-ce qu'on s'emmerde le dimanche
Quand il s'agit de les ensorceler.

Qu'est-ce qu'on s'emmerde le dimanche
Quand il s'agit pour nous de décrocher
Un oiseau rare, une paire de hanches,
Une paire de mains, une paire de pieds.
Qu'est-ce qu'on s'emmerde le dimanche
Quand il s'agit pour nous de rigoler.

http://www.wat.tv/video/michel-sardou-dimanches-yxij_2ey2h_.html

Hé, les dragueurs de tout poil et les jeunes désoeuvrés, est-ce que çà a vraiment changé depuis les années 70 ?

mardi 1 novembre 2011

Marche avec bâtons

Depuis quelques temps j'y pensais, ce matin je me suis lancé. Vous me connaissez, je suis curieux de nouvelles techniques, c'est ma façon de vivre, presque ma raison d'être.
 Après avoir longtemps randonné sans bâton puis avec une belle branche de noisetier bien droite et solide, surtout quand je suis seul ou que je pense rencontrer des animaux, je me suis posé la question de l'utilité des bâtons de randonnée. Je n'ai toujours pas d'avis définitif sur cet usage, certains randonneurs disent ne plus pouvoir s'en passer, d'autres qu'ils apportent une aide et soulagent les genoux, moi j'ai constaté qu'ils pouvaient être gênants dans certains passages techniques, pentus et étroits et que l'un des convaincus avait réussi à s'en passer plusieurs kilomètres avant de se rendre compte qu'il les avait oublié à la dernière halte. Le débat va encore durer puisque depuis que le monde est monde, il y en a toujours une moitié pour enquiquiner l'autre.
 Autodidacte invétéré, j'ai consulté les sites et forums du woueb pour prendre des indications. Sur les sites de randonnée peu de renseignements mais beaucoup de marchands, il faut donc se tourner vers ceux de marche nordique. 
Celle-ci est présentée comme un bon entrainement et s'apparentant au ski de fond. Bon là je suis un peu plus près de mes centres d'intérêt : la randonnée sportive, le trail, la course à pied, le ski. Pour un essai j'ai décidé de m'équiper à peu de frais. Mes bâtons de ski de piste faisant la longueur voulue (votre taille multipliée par 0,66 à 0,68 selon les "écoles"), une paire de chaussures et de chaussettes de trail, un habillement ample, un petit sac à dos contenant de l'eau (ou mieux une ceinture porte-bidon) et un téléphone, une casquette et me voilà prêt au départ.
Je n'ai pas voulu faire le test sur un itinéraire que je fréquente souvent. Je me suis rendu à Montbazin où une randonnée d'une douzaine de kilomètres parcours la colline de la Moure, sur un terrain varié en revêtement et dénivelé. 
 Au départ les bâtons ne sont pas très utiles ni très pratiques sur le bitume : ils glissent, se coincent dans les grilles d'égouts. Dès que la route devient sentier et s'élève, j'arrive à prendre le rythme pied gauche-main droite et inversement. Au début mes gestes sont trop amples, pas comme un militaire à la parade, mais je plante mes bâtons trop loin en avant, comme au ski de fond alors que la bonne cadence, du moins celle qui me convient, est plus proche de la marche avec des raquettes à neige. Je continue à dérouler mes pieds et je constate rapidement que cette marche est plus confortable, le regard est porté au loin car le dos est droit, les appuis plus assurés, trois points c'est mieux qu'un. La théorie des trois T : Tenue, dos bien droit et bras tendu, Talon, posé avant la plante des pieds et les orteils et Traction, puisqu'on utilise les bâtons pour propulser son corps en avant est exacte et peut être suivie sur la majeure partie du trajet. Il arrive toutefois qu'en raison de la nature du terrain : pierres, pente, étroitesse du passage, trou, on ne puisse planter qu'un bâton sur quelques pas. Sans trop d'effort de concentration, on retrouve rapidement le rythme gauche-droite, gauche-droite.
Les avantages des bâtons je n'allais pas tarder à les découvrir. Au troisième kilomètre du sentier détrempé par la pluie de la nuit précédente, je suis arrivé dans une forte descente en dévers. Habituellement je franchis ce genre de terrain en courant, là j'ai marché et constaté l'aide apportée par mes accessoires : retenue lorsque le pied glisse et meilleur équilibre du corps. Lors de la remontée de ce petit ravin les appuis sur les bras sont appréciables.
 Mon expérience a tourné court après quatre kilomètres, une pluie fine et pénétrante suivie de coups de tonnerre et d'une averse d'une rare violence m'ont obligé dans un premier temps à m'abriter sous le pont d'une ancienne voie ferrée mais la deuxième averse m'a surpris alors que j'étais en terrain complètement découvert. Je me suis arrêté à un carrefour où un brave viticulteur local faisant le tour de sa propriété pour vérifier que les fossés n'étaient pas bouchés m'a pris dans son véhicule et m'a conduit au mien stationné deux bornes plus loin : "là où la rivière déborde d'habitude" m'a t'il dit et c'est vrai que les roues étaient dans dix bons centimètres d'eau.        
 Le béotien que je suis ne donne qu'un avis provisoire : oui les bâtons sont utiles et pratiques en marche nordique, oui le ou les bâtons de randonnée apportent un soutien aux appuis dans les pentes mais ne servent pas beaucoup sur terrain plat. Oui, oui, oui, je suis tenté par la marche nordique qui peut être une bonne alternative à la randonnée ou la course à pied et un bon entrainement pour le ski de fond et la promenade avec raquettes. Maintenant je suis toujours sceptique sur l'utilité de bâtons sur des parcours urbains, plats, sans une allure sportive, aide psychologique ou effet de mode? 


POST-SCRIPTUM : selon les puristes ce que j'ai fait ce matin n'est pas de la marche nordique qui implique une poussée sur le bâton arrière et nécessite un lâcher de la poignée qui revient automatiquement dans la main lorsque le bâton est équipé non d'une dragonne mais d'un gantelet. Bon dès que le soleil revient je fais un nouvel essai.   

lundi 31 octobre 2011

Les 24 Heures Démentes

Quelques photos prises lors de la journée des 24 Heures Démentes, à l'occasion des Internationales de la Guitare de Montpellier. Il s'agissait de concerts gratuits dans divers lieux du centre-ville, avec divers groupes ou solos, dans divers styles.
Hasard du calendrier, elles se déroulaient le même jour que les 24 heures du Mans Moto.


Le premier concert à 10 heures était celui de Claudio Trio, guitariste de jazz manouche sur le parvis de l'hôtel de ville.
Un bon technicien qui nous a interprété des morceaux devenus des classiques du genre, dans l'esprit de Django Reinhardt mais avec tous les doigts.

Sur la place Jean Jaurès et autour des halles Castellanes, Jean du Voyage dit Banjo Barjo, juché sur son triporteur, nous a enchanté avec son instrument parfaitement maîtrisé. Dommage qu'un guitariste ne soit pas passé par là pour refaire le duo du film "Délivrance" mais il y avait plus de spectateurs aux terrasses des cafés pour la demi-finale de rugby que d'amateurs de musique.



Sur la place de la Babotte, VAL et ses compagnons nous ont offert un récital de musique soul, reggae et jazz, en français, anglais et allemand. Bien entendu j'ai aimé la mélodie mais je n'ai rien compris aux paroles, dommage!



D'autres concerts ont suivi. La crypte de la première église de Montpellier étant trop petite pour contenir tous les amateurs de musique expérimentale sur guitare 6 ou 10 cordes, je n'ai pu y assister. J'ai quitté Montpellier la tête pleine de musique, sans passer la nuit dans les jardins du Peyrou où, parait-il, j'ai manqué de bons instrumentistes.
J'ai aimé le concept et, normal, je donne une très bonne note aux organisateurs de cette manifestation.
Pour la petite histoire qui me fait pétiller l'oeil de malice, cette manifestation était organisée par la Région Languedoc-Roussillon, le même jour et dans les mêmes lieux du centre-ville qu'un vide-grenier animé par des groupes musicaux, organisé lui par la ville de Montpellier et manifestement, le personnel et les autorités municipales ne le savait pas. Ainsi madame le maire à pu dire à un artiste payé par la région et qui n'avait pas encore joué : "J'adore ce que vous faites". A quand la coordination ?  

mardi 25 octobre 2011

Tempête d'automne

 Un temps de saison, celui des orages d'automne, temps déplorable pour les boîtiers mais aubaine du photographe : il va se passer quelque chose dans mon paysage habituel, je vais pouvoir réaliser quelques photos d'ambiance et peut-être insolites.
 
En bordure d'étang les oiseaux se sont rassemblés. 




Sur les pontons, les bateaux sont battus par les flots mais ne sombrent pas.
Le vélo "de tonton" est toujours enchaîné à son poteau (il a été déplacé depuis l'article où je vous l'ai présenté).
Sur un ponton Lucile nourrit les oiseaux, plus tard elle m'aborde et m'autorise à publier sa photo.


De temps à autre, la vague déferle "en ville".



Deux heures plus tard le vent est tombé, un peu de pluie a rincé le décor, les gros nuages sont partis se vider dans les Cévennes. A l'heure où j'écris, j'ignore s'il y a des dégâts. 

mercredi 12 octobre 2011

Place St Roch

Surprise samedi à Montpellier. En débouchant sur la place St Roch où se tenait un petit marché, j'ai vu la rosace de l'église se refléter dans une verrière. En me retournant pour vérifier la position du soleil j'ai compris mon erreur, je me suis encore fait surprendre par un magnifique trompe-l'oeil. 
Bien entendu j'ai aussitôt pris quelques clichés.




Avouez que vous aussi vous vous seriez fait prendre ! Non ?

Libres pensées

C'est comme ça, je dors mal ou plutôt je me lève tôt les nuits de pleine lune, ça m'évite de cogiter et m'agiter dans mon lit. Je vais donc à mon bureau, et comme je n'ai rien de nouveau à lire, j'écris.


"A quoi cela sert-il la liberté, si ce n'est pas pour s'engager"


Cette phrase, tirée d'un dialogue où Brunet veut convaincre Mathieu d'adhérer au parti marxiste dans "L'âge de Raison" de JP Sartre, je l'ai lue à l'âge raisonnable de 19 ans, après avoir emprunté le livre sus-dit à la bibliothèque du régiment où j'accomplissais mon  temps de service militaire, ce qui prouve que les officiers responsables ne savaient pas ce que contenait leur bibliothèque ou pire les livres, car à cette époque là, l'ennemi était toujours rouge et venait toujours de l'est.
Je n'ai jamais oublié cette citation mais je l'ai sortie de son contexte et elle a guidé ma vie.
Oh pas une vie de militant hyperactif, mais avoir la liberté de s'engager ou non pour une cause, humanitaire, sportive, politique ou autre, soutenir une idée que l'on croit juste, est un choix possible uniquement quand on possède cette liberté.
Cette pensée peut paraître contradictoire, si on s'engage on n'est plus libre, l'acte volontaire de prendre position créant des contraintes. De même si on s'engage librement dans un parti politique, on s'engage également à suivre la ligne politique du parti mais alors, dans la pensée unique, où est la liberté de penser? Donc on choisit de ne pas s'engager et on se prive de sa liberté au nom de cette même liberté.
Bon je deviens anar ou philosophe ?
L'anarchisme n'est pas possible, cette idéologie qui rejette toute autorité et préconise la liberté absolue de l'individu est une utopie. D'ailleurs je ne comprend pas qu'on puisse prétendre rejeter toute autorité et adhérer à une fédération, tout groupe étant obligatoirement soumis à une autorité et même si celle-ci ne donne qu'une ligne directrice, elle restreint par là-même la liberté absolue.
Alors il ne reste que la philosophie.
Dans l'antiquité grecque, l'étude de la nature, par la suite toute réflexion sur le sens et la légitimité de toute pratique, la philosophie est aussi la conception que l'on se fait des problèmes de la vie. C'est pas mal ça, on dirait que c'est tiré du Larousse (il faut citer ses sources pour éviter les procès en plagiat).
Alors je pense et je me dit que, au delà du sens premier s'appliquant à celui qui s'est libéré de tout dogme religieux, libre-penseur est le mot le plus joli de la langue française. "Je pense donc je suis" mon cher Descartes, "Etre ou ne pas être c'est quand-même la question" comme l'écrit Prévert. 
Je suis libre de penser donc je suis libre. Si je suis libre, je peux m'engager, m'engager à défendre la liberté.
Ca y est, j'ai fait le tour de la question et comme Paul Eluard ...
... J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.



(en gras : extrait du dictionnaire encyclopédique Larousse édition 1980 dont la couverture est usée à force d'en user)